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Art Solomon

Culture, patrimoine et spiritualité (1994)

Un passage du livre d’Art Solomon, Songs for the People : Enseignements sur la voie naturelle (NC Press) décrit la société autochtone avant l’arrivée des Européens : « Nous n’étions pas parfaits, mais nous n’avions pas de prisons, pas d’impôts… pas de vin ni de bière, pas de maisons de retraite, pas de société d’aide à l’enfance, pas de centres de crise. Nous avions une philosophie de vie basée sur le Créateur. Nous avions notre humanité ».

M. Solomon est l’aîné de dix enfants nés d’une mère canadienne-française et d’un père ojibway dans la région de Killarney, dans la baie Georgienne, et a fréquenté des pensionnats catholiques romains.

Dans les années 1950, il est invité à rejoindre le Nickel Belt Indian Club. C’est à partir de ce moment-là qu’il a commencé à explorer l’héritage culturel dont il avait été privé dans sa jeunesse. Depuis lors, il milite pour l’autonomisation des peuples et des communautés autochtones. Il a été l’un des premiers à organiser la commercialisation de l’art et de l’artisanat traditionnels, offrant aux artistes du Nord une opportunité économique vitale par le courtage de leur artisanat vers les débouchés des autochtones du Sud.

M. Solomon a été une source d’espoir et d’inspiration pour les hommes et les femmes autochtones détenus dans les prisons canadiennes. Grâce à des décennies de persévérance, il a obtenu le droit d’autoriser les méthodes de guérison et les cérémonies traditionnelles autochtones dans les prisons. Il est un fervent partisan et un membre du conseil du comité de défense de Leonard Peltier au Canada ; un tambour traditionnel fabriqué par M. Solomon sera offert à M. Peltier à sa sortie de prison.

M. Solomon a voyagé dans le monde entier pour promouvoir la paix entre les religions et les cultures. Ses enseignements reviennent souvent sur deux principes : la nécessité d’approfondir la compréhension des traditions aborigènes et le besoin de soulager la souffrance humaine.

Il a reçu de nombreuses distinctions ces dernières années, dont plusieurs doctorats honorifiques. Son plus grand honneur est peut-être que ses enseignements sur les traditions autochtones et le respect de la Terre nourricière, qui sont respectés depuis si longtemps dans le monde autochtone, atteignent les non-Autochtones au niveau mondial.

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