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Mona Lisa Bourque Bearskin, Ph.D

Santé (2026)

Nation crie de Beaver Lake, Alb.

« Ce qui est arrivé aux Autochtones était intentionnel, systémique et constituait un acte de génocide. Pour accepter cette vérité, chacun d’entre nous doit s’interroger sur sa relation avec la suprématie blanche, le privilège blanc et la fragilité blanche. C’est là le travail qu’il nous faut accomplir : reconnaître ses préjugés et la manière dont ceux-ci influencent nos pratiques quotidiennes. »

tansi niwahkomakanak e-kwa nitotemtik kitatamiskâtinwâw kâkîyaw Mona Lisa Bourque Bearskin nitisîkasîn amiskosâkahikanin ochî nîya Lək̓ʷəŋən mekwâch niwîkin ekwa maskihkîwiskwêw nitatoskâtên. nitânisko-wâhkôhtowin kîwêtinôtâwiyiniwak ekwa âpihtawikosisânak. Nikâwîpan Elma Bourque Bearskin, ekwa, nôhkomipan, Marie-Anne Bearskin. ninanâtohkoskânêsin. ê-atamihiyêk mistahi. « Bonjour, chers parents et amis, je vous salue tous. Je m’appelle Mona Lisa Bourque Bearskin et je suis originaire de la Nation crie de Beaver Lake. Je vis actuellement à Victoria, en Colombie-Britannique, où j’exerce le métier d’infirmière. Je suis d’origine crie du Nord et métisse et je suis issue d’un métissage. Ma mère s’appelle Elma Bourque Bearskin, et ma grand-mère maternelle s’appelle Marie-Anne Bearskin. Je vous remercie tous très sincèrement. »

Depuis plus de trente ans, Mona Lisa Bourque Bearskin a redéfini la santé et les soins infirmiers autochtones au Canada, en ancrant les systèmes de soins dans les connaissances autochtones. Infirmière autorisée crie et  métisse, universitaire et figure de proue nationale issue de la Nation crie de Beaver Lake, sur le territoire du Traité n° 6, elle est professeure agrégée à l’École des sciences infirmières de l’Université de Victoria et l’une des six premières titulaires de la chaire de recherche en soins infirmiers autochtones des Instituts de recherche en santé du Canada – Institut de la santé des Autochtones (IRSC-ISA) au pays. Son travail est reconnu à l’échelle internationale pour sa contribution à la promotion du leadership infirmier autochtone, à l’équité en matière de santé et à l’intégration des systèmes de connaissances autochtones dans la pratique infirmière, l’enseignement, les politiques et la recherche.

Marquée par les séquelles des pensionnats indiens et la rafle des années soixante, le parcours professionnel de Mme Bourque Bearskin dans le domaine des soins infirmiers a été une aventure qui l’a menée du statut de femme au foyer et d’infirmière auxiliaire autorisée à celui d’infirmière autorisée et de chercheuse titulaire d’un doctorat. Elle a obtenu son baccalauréat, sa maîtrise et son doctorat en sciences infirmières à l’Université de l’Alberta tout en élevant seule deux paires de jumeaux, nés à seulement 18 mois d’intervalle. Ces expériences vécues ancrent son travail dans l’élaboration de programas d’études en sciences infirmières qui tiennent compte de la diversité des réalités, des forces et de la résilience des Autochtones.

Mme Bourque Bearskin a co-conçu le premier programme autochtone de formation d’infirmières auxiliaires agréées au Canada, à Maskwacis; elle a soutenu la mise en place du premier programme inuit de baccalauréat en sciences infirmières au Nunavut et a dirigé des programmes d’études supérieures en leadership infirmier destinés spécifiquement aux Autochtones à l’Université de l’Alberta. En tant qu’ancienne présidente de l’Association canadienne des infirmières et infirmiers autochtones, elle a fait progresser les politiques nationales, renforcé la représentation des Autochtones au sein des instances dirigeantes du secteur infirmier et contribué à l’établissement de cadres de formation infirmière sécuritaires partout au Canada.

Elle dirige actuellement la mise en place du premier programme d’études supérieures en sciences infirmières au Canada dirigé par des Autochtones. Grâce à ses travaux de recherche, à ses activités de mentorat et à son engagement en faveur des droits, lMme Bourque Bearskin continue de redéfinir les systèmes de santé autochtones partout dans misi-ministik (la grande île).

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